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La qualité de l’air est-elle si mauvaise à Paris ?

La qualité de l’air se dégrade pour plus d’1 Français sur 2, selon une étude OpinionWay pour la compagnie d’assurance Generali.

A l’occasion de la journée nationale de la qualité de l’air du 20 septembre 2017, un chercheur du CNRS a commenté les mesures sur les particules contenues dans l’atmosphère à Paris ces 12 derniers mois. Ces analyses ont été effectué par le LOAC (Light Optical Aerosol Counter), un appareil de recherche embarqué dans l’observatoire atmosphérique Generali, un grand ballon captif situé dans le Parc André Citroën (15e).  Depuis 4 ans, le LOAC (Light Optical Aerosol Counter) compte et identifie les particules. La machine se focalise sur les plus petites, à savoir les particules fines, inférieures à 1 µm (micromètre).

Notre reportrice Guénola Chicot-Guérin s’est rendue sur place et a pu rencontrer Jean-Baptiste Renard, directeur de recherche au CNRS, qui a commenté les mesures effectuées par le LOAC.

Forts épisodes successifs de pollution hivernale de novembre 2016 à février 2017

La situation en particules fines (PM10 et PM2.5) s’est caractérisée par de forts épisodes successifs de pollution hivernale de novembre 2016 à février 2017, du fait de différentes situations : anticyclones persistants, conditions d’émissions et météorologiques favorisant la formation de particules secondaires, et des phénomènes de transfert de pollution, comme le montrent les données de référence des réseaux de mesure de la qualité de l’air.

En décembre notamment, les conditions météorologiques ont entraîné une accumulation des polluants proches des sources d’émissions, trafic et chauffage, dont le chauffage au bois, qui s’est traduit par des particules majoritairement carbonées, et qui a donné lieu à des épisodes de pollution à répétition, qui ont dégradé la qualité de l’air,  avec un dépassement du seuil d’information (50 µg/m3) voire d’alerte (80µg/m3) constaté par Airparif.

Les mesures de la qualité de l’air du compteur LOAC permettent d’accéder à la distribution en taille de ces particules entre 0,2 et 100 μm (1 µm est un millième de mm). Bien que l’instrument soit placé dans une zone assez « protégée » dans Paris, au milieu d’un jardin public, le LOAC a détecté lors de ces épisodes jusqu’à plus d’un million de particules fines supérieures à 0,2 μm par litre d’air, alors que la concentration n’est que de quelques dizaines de milliers de particules lors d’une faible pollution. Le LOAC, qui peut identifier la nature principale des particules, a aussi détecté entre le 14 et le 16 février l’impact de particules minérales transportées depuis le Sahara.

Depuis ces épisodes hivernaux, la pollution en particules fines est plus faible, principalement grâce aux conditions météorologiques de vent et de pluie qui dispersent la pollution. Ces conditions ne suppriment pas les émissions des particules fines, elles ne font que diluer leur concentration dans l’atmosphère.

En dehors des événements de forte pollution, les mesures du LOAC au ballon Generali depuis 2014 montrent, en été, une diminution significative de la proportion des particules inférieure à 1 µm par rapport aux particules de 10 µm. En dehors des épisodes de pollution majeurs, la quantité de particules très fines inférieures à 1 µm, qui sont potentiellement les plus dangereuses, est plus élevée en automne et hiver qu’au printemps et été, même dans des zones urbaines relativement éloignées des sources directes de production.

 

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